Si la nuit me protège encore

Avec son cortège de solitudes.

Je pourrais peut-être, je subodore

Chanter plus fort,

Atteindre l’aurore,

Les yeux rivés au mirador.

Si la nuit tient toutes ses promesses,

Et qu’elle m’emmène vers les étoiles.

Je pourrais dire avec maladresse

Mes forces, mes faiblesses

Je vous le confesse,

Je ne suis pas une forteresse.

Viens le sommeil,

Rappelle-toi,

Comme était belle,

La lune, là-bas.

Et dans un long soupir,

Tu t’envoleras,

Loin de ce monde,

Que tu ne veux pas.

Si la nuit impose son silence,

C’est qu’elle connaît tous mes mystères.

Et que peut-être, avec de la chance

Pour une danse,

Rien qu’une danse,

Elle changera mon existence.

Viens le soleil,

Réveille-toi,

Regarde le ciel,

Et libère-toi.

De tous ces souvenirs,

Que tu laisseras,

Dans un monde où

La nuit n’existe pas.

 

Texte et musique : Faya Chidekh. 2005 ©